Fin de la 2G : pourquoi remplacer un boîtier ne suffit-il pas pour une flotte ?

Par Agathe Demnard
10 févr. 2026

La fin des réseaux 2G/3G va impacter la gestion de flotte automobile de nombreuses entreprises. Elle peut provoquer des interruptions de service et transformer une flotte en dark fleet, flotte aveugle, si la transmission de données s’arrête, avec perte de la position GPS et d’alertes ainsi que des usages métiers qui vont devenir critiques. Le vrai sujet est la continuité d’activité. Toute flotte encore dépendante des technologies 2G doit penser à une migration de plateforme afin de sécuriser les données en temps réel, suivre l’évolution des réseaux mobiles et viser le long terme au-delà de la 4G et la 5G. Geotab s’inscrit dans cette logique, avec plus de 150 M$ par an investis en R&D et une conception orientée technologies 4G et LTE-M pour pérenniser les actifs.
La fin des réseaux 2G/3G : un risque d’interruption de service à anticiper dès maintenant
Ce qui change en 2026 : une extinction nationale progressive
Le calendrier devient concret dès le 31 mars 2026 sur certaines zones. Orange a annoncé le démarrage des coupures 2G par régions, ce qui rend l’arrêt de la 2G opérationnel avant une extinction plus large.
La généralisation du mouvement est attendue d’ici la fin 2026. Les échéances annoncées convergent vers une sortie progressive de la 2G à l’échelle de la France métropolitaine, même si le rythme exact varie selon opérateur et zones.
Cette évolution doit être intégrée dans une trajectoire long terme. Les flottes qui ne pensent qu’au jalon 2G risquent de revivre le même scénario avec la 3G, avec des horizons déjà communiqués entre la fin 2028 et la fin 2029 selon les calendriers et la stratégie des opérateurs.
Pourquoi une flotte peut-elle devenir aveugle du jour au lendemain ?
Une flotte devient aveugle quand les boîtiers ne communiquent plus. Si vos équipements reposent sur des technologies 2G, la perte de la couverture réseau ne dégrade pas seulement la précision : elle coupe les remontées, donc les données en temps réel.
La perte de visibilité entraîne un effet domino immédiat. Le suivi GPS disparaît, les notifications cessent, les données des capteurs ne remontent plus et la preuve de service peut devenir incomplète, ce qui fragilise la gestion quotidienne et les engagements contractuels.
Le risque touche aussi les usages critiques. La chaîne du froid, les alertes de température, certaines données de tachygraphe numérique ou tout workflow dépendant d’une transmission de données continue peuvent être affectés si la connectivité n’est pas maintenue.
2G/3G : la plateforme importe autant que le réseau
La connectivité ne suffit pas si la plateforme est fragile. Passer en réseaux 4G ou en 4G et 5G ne protège pas une flotte si l’architecture logicielle est fermée, difficile à intégrer ou incapable d’assurer la continuité des flux métiers.
La résilience dépend d’une trajectoire cohérente. Une approche moderne combine les technologies 4G, l’IoT (dont LTE-M quand c’est pertinent) et une capacité à évoluer sans refonte brutale à chaque cycle de réseau.
La vraie question est la continuité d’activité sur le long terme. Une plateforme de gestion de flotte doit absorber les évolutions de réseaux mobiles, sécuriser la donnée, préserver les intégrations et éviter que chaque échéance ne devienne un projet à traiter en urgence.
Pourquoi est-il souvent coûteux de remplacer un élément à l’identique ?

Simple remplacement matériel ou migration de plateforme : deux logiques opposées
Le remplacement matériel règle un problème de connectivité immédiat. Il vise surtout à rétablir la transmission de données sur les réseaux 4G pour éviter des interruptions de service.
La migration de plateforme règle un problème d’exploitation durable. Elle garantit la qualité des données en temps réel, la continuité des alertes, la stabilité des intégrations et l’évolution future vers la 4G et la 5G, voire LTE-M selon les besoins.
La dette technologique révélée par la fin de la 2G
La fin de l’arrêt de la 2G met en lumière des choix historiques. Beaucoup de solutions ont été construites par empilement depuis les années 1990, avec des adaptations successives plutôt qu’une refonte de la plateforme.
Le risque est de reproduire cette dette. Un simple swap peut conserver des limitations structurelles, des dépendances et des systèmes fermés qui compliqueront la prochaine échéance, notamment autour de fin 2028 et fin 2029 avec l’évolution des réseaux mobiles.
Ce qui est réellement en jeu : pertes d’exploitation et décisions à l’aveugle
Le vrai coût n’est pas la ligne matériel. Il se joue dans les trous des remontées de données, les opérations perturbées et les arbitrages faits sans visibilité lorsque les réseaux 2G et la 3G décrochent.
Une flotte qui perd ses données en temps réel perd aussi sa capacité à prouver une prestation, à tracer un incident, à déclencher une alerte ou à piloter un parc efficacement. Le sujet dépasse largement les technologies 2G, il devient un enjeu de continuité et de gouvernance de la transmission de données sur des technologies 4G et au-delà.
Ce que les gestionnaires de flotte doivent exiger d’un partenaire de migration 2G vers les réseaux 4G/5G
Une trajectoire radio claire : 4G, LTE-M et compatibilité IoT
Une migration solide s’appuie sur une trajectoire lisible. Le partenaire doit démontrer comment il bascule des réseaux 2G/3G vers les réseaux 4G, puis comment il accompagne l’évolution vers la 4G et la 5G, sans nouvelle crise technologique.
Le point important est la compatibilité réelle sur le terrain. Selon les cas d’usage, LTE-M peut aussi entrer dans l’équation pour des besoins IoT spécifiques, mais uniquement si la plateforme sait exploiter cette connectivité sans dégrader la remontée d’informations.
Des engagements de continuité : données, alertes, intégrations, SLA
Une migration réussie protège les flux critiques. Le partenaire doit garantir la continuité des données en temps réel, la cohérence des alertes, la stabilité des rapports et la fiabilité des connecteurs vers les outils internes.
L’objectif est d’éviter les interruptions de service lors des coupures régionales, puis pendant la bascule globale annoncée fin 2026 en France métropolitaine. Une approche cadrée, avec engagements et qualité de service, réduit le risque d’exploitation d’une flotte à l’aveugle.
Plateforme ouverte vs systèmes fermés : éviter le verrouillage
Une plateforme ouverte protège l’investissement. L’accès à la donnée, les API et l’écosystème d’intégrations permettent d’ajuster les usages sans dépendre d’un fournisseur unique à chaque changement de réseau.
À l’inverse, les systèmes fermés amplifient le risque. Ils rendent la migration plus lente, plus coûteuse et plus fragile, surtout quand une seconde échéance approche déjà autour de fin 2028 et fin 2029.
Sécurité et gouvernance des données : un critère non négociable
Une plateforme télématique est un système critique. Le partenaire doit prouver sa capacité à sécuriser la collecte, le stockage et les accès, avec des droits bien gérés et une traçabilité claire.
Cette gouvernance conditionne la qualité de la gestion de flotte. Sans sécurité et sans contrôle, même une flotte en 4G peut devenir vulnérable, et donc moins résiliente face aux évolutions des réseaux 2G et 3G et des générations suivantes.
Pourquoi Geotab est le choix plateforme le plus pérenne pour sortir de la 2G

Un investissement en R&D massif et continu, gage d’anticipation
Geotab anticipe plutôt que de réagir. L’investissement de plus de 150 M$ par an en R&D traduit une capacité à absorber les cycles technologiques, au lieu de proposer des adaptations en urgence au moment de l’arrêt de la 2G.
Des boîtiers conçus pour les technologies modernes, pas une adaptation en urgence
Les boîtiers GO sont pensés pour les technologies 4G, l’évolution vers la 4G et la 5G, et l’usage de LTE-M. Cette logique réduit le risque de subir une nouvelle migration à chaque échéance, après 2026.
MyGeotab : transformer la donnée en pilotage opérationnel
MyGeotab exploite la transmission de données pour en faire des actions concrètes. La plateforme permet de piloter les alertes, les tableaux de bord et les indicateurs opérationnels, sans dépendre d’une visibilité fragile liée à des réseaux 2G et 3G en fin de vie.
Une plateforme ouverte pour connecter le SI et industrialiser les usages
Une plateforme ouverte limite le verrouillage sur un système peu évolutif. Les API et l’écosystème d’intégrations facilitent la connexion au Système d’Information, la continuité des workflows, et l’évolution des cas d’usage sans reconstruire tout l’outil à chaque changement de réseaux mobiles.
Plan d’action : réussir la migration sans interruption de service
La migration doit avoir pour objectif d’éviter des interruptions de service lors des coupures régionales dès 2026, tout en sécurisant la transmission de données sur les réseaux mobiles.
Étape 1 : cartographier les dépendances 2G/3G dans la flotte
La première décision consiste à savoir précisément où la flotte dépend encore des réseaux 2G/3G. Il faut identifier les équipements concernés, les véhicules exposés et les zones d’exploitation où la fin des réseaux 2G et 3G aura l’impact le plus direct sur les données en temps réel.
Étape 2 : isoler les usages critiques et définir une priorité métier
La continuité se joue sur les cas d’usage. La géolocalisation, les alertes opérationnelles, les capteurs métier/véhicule ou la conformité doivent rester stables, même si la connectivité varie selon les régions. Cette priorisation évite de traiter la migration comme un remplacement uniforme, alors que certains véhicules portent plus de risques business que d’autres.
Étape 3 : tester un pilote, valider la qualité de données, puis déployer
Le pilote limite les mauvaises surprises. Une migration réussie valide d’abord la qualité de la transmission de données sur les réseaux 4G, la stabilité des alertes et la cohérence des intégrations, avant d’étendre progressivement à l’ensemble du parc. C’est aussi le moment de vérifier la pertinence des options de connectivité, dont LTE-M si l’usage IoT le justifie.
Étape 4 : inscrire la migration dans une trajectoire long terme
La migration doit dépasser l’échéance 2G. Une flotte sereine aligne sa stratégie sur les jalons de 2026, mais aussi sur la suite, avec l’évolution vers la 4G et la 5G et les prochaines échéances annoncées autour de fin 2028 et fin 2029. Cette logique réduit la dépendance à des architectures héritées des années 1990 et évite de revivre le même scénario à chaque cycle de réseaux mobiles.
FAQ Arrêt de la 2G/3G
La fin de la 2G concerne-t-elle toute la France en même temps ?
Non, le calendrier est progressif. Les opérateurs procèdent par étapes, avec des coupures régionales qui démarrent notamment au 31 mars 2026, avant une extinction plus large prévue d’ici fin 2026 en France, selon les opérateurs.
Passer en 4G suffit-il pour être serein ?
Non, la connectivité seule ne garantit pas la continuité. Passer des réseaux 2G/3G aux réseaux 4G et 5G est nécessaire, mais il faut aussi une plateforme capable d’assurer la qualité des données en temps réel, la stabilité de la transmission de données et la continuité des usages, sans interruption de service.
Combien de temps faut-il pour migrer une flotte ?
Cela dépend du parc et des dépendances. Une approche avec un échantillon pilote de quelques véhicules, puis un déploiement progressif, réduit le risque d’interruptions de service. Cette approche permet de valider la remontée de données sur les réseaux mobiles et la fiabilité de celles-ci.
Pourquoi la notion de plateforme ouverte compte-t-elle dans un projet de transition ?
Parce qu’elle évite le verrouillage technologique. Une plateforme ouverte facilite les intégrations, protège l’investissement et rend la gestion de flotte plus évolutive sur le long terme, notamment face aux prochaines étapes, quand les réseaux 2G et 3G auront totalement disparu.
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Marketing Manager France chez Geotab
Table des matières
- La fin des réseaux 2G/3G : un risque d’interruption de service à anticiper dès maintenant
- Pourquoi est-il souvent coûteux de remplacer un élément à l’identique ?
- Ce que les gestionnaires de flotte doivent exiger d’un partenaire de migration 2G vers les réseaux 4G/5G
- Pourquoi Geotab est le choix plateforme le plus pérenne pour sortir de la 2G
- Plan d’action : réussir la migration sans interruption de service
- FAQ Arrêt de la 2G/3G
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