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L’effet cascade de la CSRD : pourquoi les PME doivent auditer leur flotte

Depuis la directive Omnibus I, la plupart des PME sont sorties du périmètre direct de la CSRD, et pourtant les questionnaires de leurs donneurs d’ordre sur les émissions de leur flotte continuent d’arriver.

Geotab Team

26 oct. 2026

Un professionnel utilise une tablette à côté d’un véhicule utilitaire, illustrant l’audit d’une flotte de PME face aux nouvelles exigences de reporting liées à la CSRD.

Informations clés

  • Depuis l’Omnibus, seules les entreprises dépassant à la fois 450 millions d’euros de chiffre d’affaires net et 1 000 salariés publient un reporting de durabilité.
  • Une entreprise assujettie ne peut plus exiger d’un partenaire de 1 000 salariés au plus des informations dépassant la norme volontaire européenne, et ce partenaire dispose d’un droit légal de refuser au-delà de cette limite.
  • Le volet flotte de cette norme tient en quatre indicateurs : consommation d’énergie en MWh ventilée par source, émissions de scope 1, émissions de scope 2 en approche localisation et intensité carbone rapportée au chiffre d’affaires.

Votre entreprise ne franchit ni le seuil de salariés ni celui de chiffre d’affaires, elle n’a donc aucun rapport de durabilité à publier. Puis le service achats de votre plus gros client vous transmet un tableau à remplir avec vos consommations de carburant, votre kilométrage et vos émissions de CO2. L’obligation n’a pas disparu, elle a changé de canal : elle redescend par le scope 3 des entreprises qui restent assujetties. Pour une PME dont les véhicules sont l’outil de production, l’enjeu est concret : en France, le secteur des transports a émis 124,9 Mt CO2 éq en 2024 et représente 34 % des émissions nationales, premier poste contributeur selon les Chiffres clés des transports Ouvrir dans une nouvelle fenêtre du SDES. C’est le premier endroit où vos clients iront chercher des chiffres.

Après l’Omnibus, votre PME n’est probablement plus soumise à la CSRD, et ce n’est pas une bonne nouvelle

Une PME française n’est plus concernée directement par la CSRD depuis la révision des seuils : le reporting de durabilité ne s’applique qu’aux entreprises qui dépassent à la fois 450 millions d’euros de chiffre d’affaires net et 1 000 salariés. Elle reste en revanche sollicitée par ses clients assujettis, au titre de leur propre chaîne de valeur.

Ce que les nouveaux seuils changent réellement

Le mémorandum explicatif de l’acte délégué adopté par la Commission européenne le 3 juillet 2026 formule le critère sans ambiguïté : doivent publier des informations de durabilité les entreprises qui dépassent, à la date de clôture de leur bilan, 450 000 000 euros de chiffre d’affaires net et 1 000 salariés en moyenne sur l’exercice, d’après le texte de la Commission Delegated Regulation C(2026) 5011 Ouvrir dans une nouvelle fenêtre. Ces seuils sont ceux fixés par la directive (UE) 2026/470 du 24 février 2026, dite Omnibus I.

 

Le point décisif tient dans un mot : ces deux critères sont désormais cumulatifs. Une entreprise de 600 salariés réalisant 500 millions d’euros de chiffre d’affaires sort du périmètre, comme une entreprise de 1 200 salariés à 300 millions. Votre PME n’a donc ni rapport de durabilité à publier, ni plan de transition à formaliser, ni vérification par un organisme tiers à organiser. Une partie de ce que vous avez lu depuis 2023 sur la conformité CSRD des flottes décrivait un calendrier par vagues qui ne vous concerne plus.

Sortir du périmètre direct ne fait pas sortir de la chaîne de valeur

L’allègement s’arrête là. Votre client assujetti doit toujours publier ses émissions, y compris celles qui se produisent en amont et en aval de ses activités, et vous êtes un maillon de cette chaîne de valeur.

 

Le régulateur européen ne se contente pas de constater le phénomène, il le nomme. Le même mémorandum explique que la norme volontaire vise à endiguer « l’effet de ruissellement » du reporting de chaîne de valeur, en limitant les informations qui peuvent être exigées des entreprises de 1 000 salariés au plus, qualifiées d’entreprises protégées. Il ajoute une observation que toute PME sollicitée reconnaîtra : les demandes reçues par les entreprises de la chaîne de valeur sont parfois disproportionnées et transmises au moyen de questionnaires divergents, non coordonnés et redondants.

Comment l’obligation redescend jusqu’à vous : le mécanisme du scope 3

Les émissions de votre flotte sont votre scope 1 et le scope 3 de votre client

Le mécanisme est comptable avant d’être réglementaire. Le carburant brûlé par les véhicules que vous détenez ou contrôlez relève de votre scope 1, celui des émissions directes, et l’électricité achetée pour recharger un véhicule électrique relève de votre scope 2. Ces mêmes émissions, vues depuis l’entreprise qui achète vos prestations de transport, de livraison ou de maintenance, apparaissent dans son scope 3, la catégorie qui couvre les émissions indirectes générées en amont et en aval de ses activités, dans sa chaîne de valeur.

 

Une tournée de livraison produit donc une quantité d’émissions comptée une fois chez vous en scope 1 et une fois chez votre client en scope 3. Il n’a aucun moyen d’accéder à cette donnée sans vous la demander, et le sujet rejoint les autres obligations qui pèsent sur un parc, de la fiscalité aux zones à faibles émissions, détaillées dans notre guide de la conformité réglementaire européenne de la flotte.

Transport, logistique et services sur le terrain, premiers concernés

Toutes les PME ne sont pas exposées de la même façon. Les plus sollicitées sont celles dont la flotte constitue l’outil de production : sous-traitance de transport routier, messagerie et livraison du dernier kilomètre, installation et maintenance chez le client, travaux et services techniques sur le terrain. Dans ces métiers, le poste transport du scope 3 de votre donneur d’ordre, c’est vous.

 

Ces postes sont aussi les premiers qu’une entreprise assujettie cherche à documenter, parce qu’ils sont mesurables : un utilitaire consomme un volume de carburant identifiable, sur des distances connues, pour un client identifié, là où les émissions liées aux biens et services achetés ne s’obtiennent que par estimation. Le profil du parc français renforce le phénomène, les voitures particulières générant à elles seules 53 % des rejets du secteur des transports, devant les poids lourds et les véhicules utilitaires légers, selon le SDES.

Qui doit quoi : assujetti direct, fournisseur d’assujetti, hors chaîne de valeur

Profil d’entrepriseObligation réelleÉchéance à retenir
Entreprise dépassant 450 M€ de CA net et 1 000 salariésPublier un rapport de durabilité soumis à une assurance limitée, scope 3 inclusSelon la vague d’assujettissement de l’entreprise
Fournisseur ou sous-traitant d’une entreprise assujettie, jusqu’à 1 000 salariésAucune publication à produire, mais des données de flotte à fournir sur demande de son client, dans la limite du plafond de chaîne de valeurDès la première demande client, le plafond s’appliquant aux exercices ouverts à compter du 1er janvier 2027
Entreprise hors chaîne de valeur d’un assujettiAucune obligation liée à la CSRDSans objet, sous réserve d’un changement de clientèle

La deuxième ligne mérite une lecture attentive : ce n’est pas la réglementation qui fixe votre échéance, c’est le calendrier commercial de vos clients. La date qui compte pour votre PME est celle du premier questionnaire environnemental que vous recevrez.

Ce que votre donneur d’ordre a le droit de vous demander (et ce qu’il ne peut plus exiger)

Le plafond de chaîne de valeur introduit par l’Omnibus

C’est la partie du dispositif que presque personne n’explique aux PME, et la plus utile. L’acte délégué de juillet 2026 pose une limite : les entreprises soumises au reporting n’ont pas le droit d’exiger d’une entreprise protégée des informations dépassant celles que prévoit la norme volontaire. Ces entreprises protégées disposent en outre d’un droit légal de refuser de fournir les informations qui dépassent cette limite, et le client qui choisit malgré tout de les demander doit les informer de ce droit.

 

Ce plafond, appelé « value chain cap » dans le texte européen, s’applique aux exercices ouverts à compter du 1er janvier 2027. Il existe donc un cadre commun qui dit où s’arrête ce qu’un donneur d’ordre peut réclamer au titre de son reporting de durabilité.

La norme volontaire européenne comme cadre de référence

Cette norme reprend les travaux de l’EFRAG sur le standard VSME, conçu pour les entreprises non assujetties. Son intérêt pour vous est simple : elle remplace la multiplication des questionnaires maison par une liste finie d’indicateurs, identique d’un client à l’autre. Le volet environnemental se traduit directement en items de flotte.

Indicateur demandéTraduction pour votre flotteUnité attendue
Consommation totale d’énergieCarburants consommés et électricité de recharge, ventilés entre renouvelable et non renouvelableMWh
Émissions brutes de scope 1Combustion de carburant des véhicules détenus ou contrôléstonnes de CO2 équivalent
Émissions de scope 2 en approche localisationÉlectricité achetée pour la recharge des véhiculestonnes de CO2 équivalent
Intensité de gaz à effet de serreÉmissions brutes divisées par le chiffre d’affairestCO2eq par euro de chiffre d’affaires

Le VSME Standard Ouvrir dans une nouvelle fenêtre de l’EFRAG demande la consommation totale d’énergie en MWh, ventilée entre électricité et carburants et entre renouvelable et non renouvelable dès lors que l’entreprise peut obtenir l’information nécessaire, puis les émissions brutes de scope 1 et les émissions de scope 2 en approche localisation, exprimées en tonnes de CO2 équivalent en se référant au GHG Protocol Corporate Standard dans sa version 2004. L’intensité de gaz à effet de serre s’obtient en divisant ces émissions brutes par le chiffre d’affaires en euros.

Une protection, à condition d’en connaître les limites

Le plafond encadre la collecte d’informations faite au titre du reporting de durabilité prévu par la directive comptable, et rien d’autre. Le texte européen précise qu’il n’interdit pas le partage volontaire d’informations couramment échangées entre entreprises d’un même secteur, et qu’il n’affecte aucune obligation contractuelle ou légale de fournir des informations qui ne dépassent pas celles prévues par la norme volontaire. Un engagement contractuel portant sur ces indicateurs reste donc contraignant si vous l’avez signé, et un appel d’offres peut parfaitement noter la qualité de votre réponse environnementale.

 

L’intérêt de ce plafond n’est pas de vous permettre de répondre moins, mais de répondre juste : une liste d’indicateurs connue à l’avance, préparée une fois pour tous vos clients, au lieu de demandes hétérogènes traitées dans l’urgence.

Auditer sa flotte : la méthode en 4 étapes

Étape 1 : délimiter le périmètre réel du parc

Un audit de flotte commence par un recensement, pas par un calcul. Listez les véhicules détenus, ceux qui sont en location longue durée ou en location courte durée, les véhicules utilitaires légers, les véhicules de fonction, les deux-roues et les actifs non motorisés comme les remorques, en notant pour chacun qui l’exploite, sur quelle période et sous quel régime de propriété. La règle à tenir est celle de la cohérence : le périmètre déclaré doit correspondre au périmètre exploité. Un parc décrit à partir des immobilisations comptables oublie systématiquement les véhicules loués et les véhicules personnels utilisés en mission.

Étape 2 : inventorier les sources de données et repérer les trous

Les données existent déjà, dispersées. Cartes carburant, factures de recharge, relevés d’odomètre saisis à l’entretien, notes de frais, contrats de location, logiciels de gestion de parc : chaque source couvre une partie du parc, sur une période propre, avec sa propre granularité. C’est en les rapprochant qu’apparaissent les écarts, et le travail de fiabilisation des données commence là.

 

Posez ensuite la question de la maille. Une consommation agrégée à l’année suffit à remplir une ligne de questionnaire, mais elle ne permet ni de repérer une anomalie, ni de justifier un chiffre si votre client vous demande d’où il vient.

Étape 3 : mesurer l’écart entre donnée estimée et donnée réelle

Il existe deux façons de produire un chiffre d’émissions : appliquer un facteur d’émission moyen à un kilométrage déclaratif, avec une valeur issue d’une base publique comme la Base Empreinte de l’ADEME, ou partir des consommations relevées sur les véhicules. Les deux méthodes sont recevables et ne donnent pas le même résultat.

 

L’écart entre les deux est l’indicateur le plus utile d’un audit. Un écart faible signale des usages proches des hypothèses moyennes, un écart important révèle des surconsommations, des trajets non déclarés, des relevés kilométriques défaillants ou un mix de véhicules mal représenté par la moyenne. C’est ce diagnostic qui vous dira si vous pouvez calculer l’empreinte carbone de votre flotte avec les données dont vous disposez, et pourquoi les données de conduite réelles valent mieux qu’une estimation théorique.

Étape 4 : construire une piste d’audit défendable

Un chiffre d’émissions n’a de valeur que si vous pouvez retracer sa fabrication. Pour chaque indicateur, conservez la source de la donnée brute, la période couverte, la méthode de calcul, le facteur d’émission employé et sa version, ainsi que les hypothèses retenues sur les véhicules partiellement couverts. Cet ensemble constitue votre piste d’audit, et c’est ce qui le distingue d’un tableur annuel reconstitué à la demande.

 

Votre client assujetti sera contrôlé sur ses propres chiffres, et il préférera une donnée fournisseur documentée à une donnée plus flatteuse mais invérifiable : l’exigence de qualité des données pour le reporting des émissions redescend elle aussi la chaîne de valeur.

Les angles morts qui font échouer un audit de flotte en PME

La flotte grise et les indemnités kilométriques

C’est le poste oublié le plus fréquent. Les véhicules personnels des salariés utilisés pour des déplacements professionnels et remboursés en indemnités kilométriques n’apparaissent dans aucun inventaire de parc, ne figurent sur aucun contrat de location, et produisent pourtant des émissions liées à votre activité. Cette flotte grise se lit dans la comptabilité plutôt que dans le parc. Traitez-la explicitement, y compris pour dire que vous l’excluez et pourquoi : un périmètre assumé et documenté vaut mieux qu’un périmètre incomplet sans explication.

Les véhicules loués, partagés et sous-traités

La location, l’autopartage et la sous-traitance déplacent la frontière du périmètre sans faire disparaître un gramme de CO2. Un utilitaire en location longue durée que vous exploitez au quotidien entre dans votre périmètre si vous retenez l’approche du contrôle opérationnel, alors qu’un transport confié à un confrère relève de son périmètre et devient une ligne de votre propre scope 3. Tranchez ces cas au démarrage de l’audit et écrivez la règle appliquée : un périmètre qui bouge d’un exercice à l’autre rend toute comparaison inutilisable.

Les hybrides rechargeables et l’écart entre homologation et usage réel

Les valeurs d’homologation issues du cycle WLTP décrivent un protocole d’essai, pas votre exploitation. L’écart devient franchement problématique sur les véhicules hybrides rechargeables, dont le résultat dépend du taux de recharge effectif : un PHEV rarement branché s’écarte fortement de sa valeur d’homologation, laquelle suppose un usage électrique régulier.

 

Le sujet n’est pas marginal dans les parcs français. Selon le Baromètre des Flottes et de la Mobilité 2026 Ouvrir dans une nouvelle fenêtre de l’Arval Mobility Observatory, réalisé avec Ipsos, 82 % des entreprises interrogées sont déjà engagées dans la transition énergétique de leurs véhicules particuliers ou envisagent de le faire, et 67 % déclarent avoir déjà intégré des véhicules électriques ou hybrides rechargeables à leur parc. Dès qu’un parc devient mixte, la ventilation entre carburants et électricité demandée par la norme volontaire cesse d’être théorique, et le calcul des émissions de CO2 d’un véhicule réclame des données d’usage.

Du reporting subi au pilotage : ce que l’audit rapporte vraiment

Sécuriser vos appels d’offres et vos référencements

Une PME capable de sortir ses données de flotte en quelques jours ne gagne pas seulement du temps administratif, elle protège son chiffre d’affaires. Le critère environnemental pèse dans les décisions d’achat : d’après le baromètre Arval Mobility Observatory, mené auprès de 10 157 entreprises dans 33 pays, dont 300 en France, les politiques RSE sont citées par 51 % des répondants comme un facteur prépondérant dans la mise en place de solutions de mobilité, et le respect des engagements RSE est mis en avant par 40 % d’entre eux pour les véhicules particuliers. Vu depuis votre PME, une politique RSE appliquée à la flotte automobile devient un argument de référencement plutôt qu’une case à cocher.

Les mêmes données servent le carburant et le TCO

Le carburant est l’un des principaux postes de dépense variable d’une flotte, et c’est exactement la donnée que réclame le reporting. Les litres consommés, les kilomètres parcourus, la marche au ralenti et les écarts entre conducteurs alimentent à la fois votre calcul d’émissions et vos leviers d’économie. La même base sert à piloter le TCO de la flotte automobile et à cibler l’électrification de la flotte sur les véhicules dont le profil d’usage s’y prête. Un audit mené pour répondre à un questionnaire client produit donc un actif de gestion, à condition de collecter la donnée une fois proprement au lieu de la reconstituer à chaque demande.

Comment Geotab aide les PME à produire des données de flotte fiables

Mesurer au véhicule plutôt qu’estimer au facteur moyen

La télématique remplace l’estimation par la mesure. Un boîtier branché sur la prise OBD, comme le boîtier GO9, relève à bord l’odomètre, les heures moteur, la marche au ralenti et les émissions de CO2 de chaque véhicule, puis remonte ces données dans MyGeotab, où le suivi de la consommation de carburant les exploite. Vous partez d’un relevé plutôt que d’une déclaration, ce qui règle en amont la plupart des écarts identifiés à l’étape 3 de l’audit. Geotab indique par ailleurs que ses solutions télématiques offrent des calculs certifiés TÜV pour les émissions de scope 1, un élément de fiabilité de la méthode de calcul et non une garantie de conformité de votre reporting.

Des indicateurs exportables pour répondre à un questionnaire donneur d’ordre

L’enjeu opérationnel, quand la demande arrive, tient à la capacité de sortir les bons indicateurs au bon format. Les rapports personnalisables de MyGeotab et l’export de données vers vos outils décisionnels restituent les distances, les consommations et les émissions par véhicule ou par groupe de véhicules, sur la période demandée. Un tableau de bord Green Fleet donne la vue de synthèse, le détail par véhicule restant disponible pour documenter la piste d’audit. Le bénéfice se mesure en répétabilité : une fois le périmètre et les sources en place, répondre au deuxième client coûte une fraction du temps passé sur le premier.

Conclusion

La bonne question n’est plus « mon entreprise est-elle soumise à la CSRD », puisque la réponse est probablement non depuis l’Omnibus. Elle est devenue « suis-je capable de répondre à mon client quand il me demande les émissions de ma flotte », et ces deux questions n’ont ni la même échéance ni le même interlocuteur.

 

Commencez par le périmètre, l’étape qui ne demande aucun outil ni budget, seulement une liste honnête de ce qui roule pour votre compte. Le plafond de chaîne de valeur vous dit jusqu’où va la demande légitime, et la norme volontaire européenne fournit la liste des indicateurs à préparer. Traitée comme un chantier de gestion plutôt que de conformité, cette fiabilisation des données finit par servir votre carburant et votre TCO autant que vos réponses clients.

Sources

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