Transition d’une flotte diesel : le plan de sortie en 5 étapes
Sur les sept premiers mois de 2026, l’électrique est passé devant le diesel dans les immatriculations d’entreprise en France.
Par Geotab Team
23 oct. 2026

Informations clés
- En 2026, une flotte d’au moins 100 véhicules doit atteindre 18 % de véhicules légers à faibles émissions dans ses acquisitions, sous peine d’une taxe de 4 000 € par véhicule manquant.
- Un véhicule de tourisme classé Crit’Air 2, ce qui inclut les diesels Euro 6, coûte 650 € par an de taxe sur les émissions de polluants atmosphériques en 2026, contre 0 € pour un électrique.
- L’électrification avance beaucoup plus vite sur les voitures que sur les utilitaires : 35,4 % de part de marché en juillet 2026, contre 15,5 % sur les véhicules utilitaires légers.
Un plan de transition d’une flotte diesel se construit en cinq étapes : cartographier le parc existant, fixer la fenêtre de sortie de chaque véhicule, choisir l’énergie de remplacement usage par usage, piloter la période de flotte mixte, puis mesurer la trajectoire et la corriger. Chacune s’appuie sur les données d’usage réelles du parc, pas sur des moyennes déclaratives.
- Cartographier le parc diesel
- Fixer la fenêtre de sortie de chaque véhicule
- Choisir l’énergie de remplacement usage par usage
- Piloter la flotte mixte
- Mesurer et corriger la trajectoire
Pourquoi la sortie du diesel est devenue une question de calendrier
Le parc roulant évolue beaucoup plus lentement que les immatriculations. Le diesel représente encore 46,1 % des 40,0 millions de voitures en circulation en France au 1er janvier 2026, dans un parc dont l’âge moyen atteint 11,8 ans, quand l’électrique n’y pèse que 3,5 % et l’hybride rechargeable 2,0 % (SDES, ministère de la Transition écologique). Cet écart explique le décalage entre les annonces du marché et ce que vous constatez sur votre propre parc.
Ce que la taxe annuelle incitative a changé depuis 2025
L’obligation de verdissement des flottes passe désormais par un dispositif fiscal. Instaurée par l’article 28 de la loi de finances pour 2025, la taxe annuelle incitative s’applique depuis le 1er mars 2025 aux entreprises qui disposent d’une flotte d’au moins 100 véhicules taxables (BOFiP, bulletin officiel des finances publiques). Son montant se calcule sur l’écart entre les acquisitions de véhicules légers à faibles émissions de l’entreprise et un objectif cible (articles L. 421-132-1 à L. 421-132-6 du code des impositions sur les biens et services).
| Année | Objectif cible d’intégration | Tarif unitaire par véhicule manquant |
|---|---|---|
| 2025 | 15 % | 2 000 € |
| 2026 | 18 % | 4 000 € |
| 2027 | 25 % | 5 000 € |
| 2028 | 30 % | 5 000 € |
| 2029 | 35 % | 5 000 € |
| 2030 | 48 % | 5 000 € |
Ces taux sont ceux du droit en vigueur. Plusieurs trajectoires contradictoires circulent encore dans les contenus du secteur, héritées des quotas de verdissement de la loi d’orientation des mobilités : les reprendre revient à dimensionner un plan de renouvellement sur des chiffres qui ne correspondent pas au dispositif applicable. Deux points structurent le calcul. L’objectif porte sur les acquisitions de l’année, pas sur le stock de la flotte, et le montant de la taxe est nul dès qu’il est atteint. Le périmètre exact des véhicules concernés relève des obligations de la loi LOM pour les entreprises.
ZFE, fiscalité et valeur résiduelle : trois horloges qui tournent ensemble
Les zones à faibles émissions restent en vigueur : le Conseil constitutionnel a censuré le 21 mai 2026 l’article de la loi de simplification de la vie économique qui prévoyait leur suppression (décision n° 2026-903 DC). La censure repose sur un motif de procédure, l’absence de lien avec le projet de loi initial, et non sur un examen au fond du dispositif. Un nouveau texte de suppression reste donc possible, ce qui plaide pour un plan qui ne repose pas uniquement sur le calendrier des ZFE et les véhicules concernés.
La deuxième horloge est fiscale et tourne chaque année, indépendamment des restrictions locales de circulation. La troisième est celle de la valeur de revente : un véhicule dont le marché de seconde main se réduit perd de la valeur pendant que vous le conservez. Ces trois échéances ne tombent pas au même moment pour un même véhicule, et c’est cette désynchronisation qui rend un plan nécessaire.
Les usages sur lesquels le diesel tient encore
L’électrification ne progresse pas au même rythme sur tous les segments. En juillet 2026, l’électrique atteint 35,4 % de part de marché sur les voitures particulières, mais 15,5 % seulement des immatriculations de véhicules utilitaires légers (baromètre Avere-France). Les gros rouleurs, les véhicules de chantier et la chaîne du froid restent difficiles à basculer sans dégrader l’exploitation.
Reconnaître ces limites rend le plan crédible. Un plan qui promet une flotte entièrement électrique à trois ans sur un parc composé aux deux tiers d’utilitaires de tournée sera abandonné dès la première vague de renouvellement.
Étape 1 : cartographier le parc diesel avant toute décision
L’inventaire minimal : Crit’Air, âge, amortissement, affectation
Six informations conditionnent toute décision de sortie, véhicule par véhicule : la vignette Crit’Air, la norme Euro d’homologation, la date de mise en circulation, l’échéance de contrat ou de fin d’amortissement, le site de rattachement et la fonction opérationnelle du véhicule.
Ces données existent déjà, éclatées entre le loueur, la comptabilité et l’exploitation. Les rassembler dans un même tableau constitue le premier livrable du plan, et révèle les angles morts habituels : véhicules toujours facturés après leur sortie, affectations obsolètes, véhicules rattachés à un site où ils ne roulent plus.
Passer des moyennes déclarées aux kilométrages réellement parcourus
Une moyenne annuelle ne permet aucune décision d’électrification : un véhicule à 25 000 km par an peut aussi bien enchaîner des tournées quotidiennes de 90 km que deux trajets de 400 km par mois, et seul le premier cas est électrifiable sans réserve. Ce qui compte est la distance maximale parcourue sur une journée, mesurée sur les 12 derniers mois pour intégrer les variations saisonnières (Geotab, Qu’est-ce qu’un EVSA ?).
Cette distinction change le résultat de l’audit. Les estimations déclaratives des conducteurs surévaluent presque toujours les besoins d’autonomie, parce qu’elles se construisent sur le souvenir des trajets exceptionnels. La donnée télématique restitue la distribution complète des journées de roulage, ce qui permet de décider sur un percentile plutôt que sur une anecdote.
Segmenter le parc en trois familles
Le tri qui structure tout le reste du plan tient en trois familles. Les véhicules électrifiables immédiatement, dont l’usage réel est déjà compatible avec l’autonomie et le temps de stationnement disponibles. Les véhicules en attente, qui basculeront dès qu’une condition sera levée : un point de charge sur site, un modèle utilitaire adapté à la charge utile, une réorganisation de tournée. Les véhicules qui resteront thermiques à l’horizon du plan, pour des raisons de mission ou d’infrastructure.
Ce tri se fait véhicule par véhicule. Segmenter par catégorie ou par site produit des décisions moyennes qui ne correspondent à aucun véhicule réel. Les 10 points de contrôle pour bien lancer l’électrification d’une flotte donnent une trame de vérification avant d’engager les premiers renouvellements.
Étape 2 : fixer la fenêtre de sortie de chaque véhicule
Croiser fin d’amortissement, exposition réglementaire et décote
Sortir un véhicule trop tôt détruit de la valeur comptable et déclenche parfois des pénalités de restitution anticipée. Le garder trop longtemps expose à une restriction de circulation, à une fiscalité annuelle qui se renchérit et à une revente dégradée. La fenêtre de sortie est l’intervalle où ces trois contraintes se croisent le moins mal.
Positionnez pour chaque véhicule trois repères sur une même ligne de temps : la date de fin d’amortissement ou de contrat, la date à laquelle sa vignette Crit’Air devient bloquante sur ses zones d’intervention, et l’horizon au-delà duquel sa valeur de revente ne justifie plus la conservation. Quand ces repères se rejoignent, la décision est évidente. Quand ils restent éloignés de plusieurs années, l’arbitrage se joue sur le coût de détention, que le comparatif de TCO entre véhicule électrique, hybride ou thermique permet de poser sur des bases homogènes.
Ce que coûte un diesel gardé un an de trop
Le coût de l’attente se chiffre. En 2026, un véhicule de tourisme classé Crit’Air 2, catégorie qui inclut les diesels Euro 6, supporte 650 € par an de taxe annuelle sur les émissions de polluants atmosphériques, contre 130 € pour un Crit’Air 1 et 0 € pour un électrique. Ces montants passent à 800 € et 160 € en 2027 (service-public.gouv.fr). Le barème est indexé sur la catégorie d’émissions de polluants, pas sur le carburant seul : la classe Crit’Air d’un véhicule dépend de son type, de sa motorisation et de la norme Euro qu’il respecte (ministère de la Transition écologique).
À cette taxe s’ajoute la taxe annuelle sur les émissions de CO2, dont sont exonérés les véhicules dont la source d’énergie est exclusivement l’électricité, l’hydrogène ou une combinaison des deux. Un véhicule maintenu un an de plus cumule donc trois effets : deux taxes annuelles qu’un remplaçant électrique n’aurait pas payées, une perte de valeur résiduelle supplémentaire, et un écart à l’objectif d’acquisitions qui se paie 4 000 € par véhicule manquant en 2026. Ramenés au coût au kilomètre, ces montants pèsent surtout sur les véhicules à faible kilométrage, ceux que l’on hésite justement le plus à sortir parce qu’ils roulent peu. La méthode pour calculer le TCO de sa flotte rend cet arbitrage comparable d’un véhicule à l’autre.
Construire un calendrier de renouvellement par vagues
Les fenêtres individuelles ne deviennent exploitables qu’une fois regroupées. Constituez des vagues de taille homogène, alignées sur les échéances de contrat et sur la trajectoire d’acquisitions à atteindre, puis vérifiez que chacune reste absorbable par l’infrastructure de recharge disponible à cette date.
Une séquence sur trois ans donne une structure lisible : une première vague sur les véhicules électrifiables immédiatement et déjà proches de leur fin de contrat, une deuxième sur les véhicules en attente dont la condition bloquante aura été levée entre-temps, une troisième pour les cas résiduels. L’intérêt du découpage est de rendre visible le point de saturation : si une vague exige vingt points de charge en six mois sur un site qui n’en accueille que huit, le problème apparaît sur le calendrier plutôt qu’à la livraison des véhicules.
Étape 3 : choisir l’énergie de remplacement usage par usage
L’électrique quand l’usage réel le permet
Trois conditions rendent un remplacement électrique pertinent : une distance journalière compatible avec l’autonomie réelle du modèle, un temps de stationnement suffisant pour recharger, et un point de charge situé là où le véhicule stationne. L’autonomie annoncée par le constructeur n’est pas l’autonomie disponible en exploitation, puisque la température, la vitesse moyenne, le chargement et le relief la réduisent. Intégrez les facteurs qui affectent l’autonomie des véhicules électriques à la décision plutôt que de les découvrir après la mise en service.
Ces trois conditions sont plus souvent réunies sur les véhicules de fonction et les tournées urbaines que sur les utilitaires longue distance, ce que confirme l’écart entre les 35,4 % de part de marché de l’électrique sur les voitures et les 15,5 % sur les utilitaires légers.
Carburants alternatifs et rétrofit : des passerelles, pas des destinations
Pour ce que l’électrique ne couvre pas encore, plusieurs options intermédiaires existent : les carburants de substitution compatibles avec certains moteurs diesel, comme le HVO100 ou le B100, et le rétrofit électrique de véhicules existants. Elles s’évaluent sur trois critères concrets, la compatibilité homologuée du moteur, la disponibilité du réseau d’avitaillement sur les zones d’intervention, et le coût rapporté au nombre d’années gagnées.
Ces solutions font gagner du temps sur un segment précis, elles ne dispensent pas du plan : un véhicule passé au HVO100 reste un véhicule thermique au regard de la vignette Crit’Air et des objectifs d’acquisitions.
Tableau de décision : profil d’usage, contrainte principale, énergie cible
| Profil d’usage | Contrainte principale | Énergie cible | Condition à lever |
|---|---|---|---|
| Véhicule de fonction, trajets urbains et périurbains | Point de charge à domicile ou sur site | Électrique | Installation d’un point de charge, avenant à la car policy |
| VUL de tournée, distance journalière stable | Charge utile et volume disponibles en version électrique | Électrique | Recharge de nuit au dépôt, modèle adapté au métier |
| Commercial gros rouleur, longues distances | Autonomie réelle et temps de recharge en itinérance | Hybride rechargeable ou thermique en transition | Recharge accessible sur les axes parcourus |
| Intervention en zone rurale peu dense | Densité du réseau de recharge public | Thermique en transition, carburant alternatif possible | Point de charge au dépôt, réorganisation des tournées |
| Véhicule de chantier, forte contrainte de mission | Disponibilité d’une offre électrique adaptée au métier | Thermique maintenu, réévalué chaque année | Arrivée d’une offre homologuée sur le segment |
Ce tableau se lit véhicule par véhicule, avec les données de l’étape 1. Il ne remplace pas l’audit, il en formalise la sortie.
Étape 4 : piloter la période où la flotte est mixte
La flotte mixte n’est pas une situation transitoire de quelques mois, c’est l’état normal du parc pendant toute la durée du plan. 67 % des entreprises françaises déclarent avoir déjà intégré des véhicules électriques ou hybrides rechargeables, mais seules 35 % ont intégré des véhicules 100 % électriques (Baromètre des Flottes et de la Mobilité 2026, Arval Mobility Observatory). La majorité des flottes gère donc deux énergies en parallèle, avec deux logiques d’exploitation.
Dimensionner la recharge sans surinvestir
Le premier frein déclaré à l’électrification est lié à la recharge : 81 % des entreprises pour les véhicules particuliers et 79 % pour les utilitaires citent au moins une raison de cet ordre, loin devant le coût d’acquisition, mentionné par 29 % et 30 % d’entre elles (Arval Mobility Observatory). Le blocage n’est donc pas d’abord budgétaire à l’achat, il est logistique.
Le réflexe consistant à prévoir un point de charge par véhicule surdimensionne l’installation et déplace le coût vers le raccordement électrique. Les besoins se déduisent des données de stationnement : durée d’immobilisation au dépôt, chevauchement des créneaux, énergie à reconstituer chaque nuit. Un guide de la recharge des véhicules électriques aide à arbitrer entre puissance installée, nombre de points et pilotage de charge.
Affecter le bon véhicule au bon trajet
La valeur d’une flotte mixte se joue dans l’affectation quotidienne. Les véhicules électriques prennent les missions courtes et prévisibles, les thermiques restants absorbent les tournées longues et les imprévus. Cette règle suppose que l’exploitant dispose de l’état de charge et de l’historique d’usage au moment d’affecter le véhicule, pas le lendemain.
La car policy s’ajuste en conséquence : critères d’attribution par profil de mission plutôt que par statut, règles de recharge à domicile et de remboursement, conditions d’utilisation d’un véhicule de remplacement. Une stratégie d’adoption des véhicules électriques qui laisse ces règles inchangées produit des véhicules électriques immobilisés et des thermiques saturés.
Embarquer les conducteurs pendant la bascule
La transition échoue rarement sur la technique et souvent sur l’usage. Trois points méritent une formation courte à la remise du véhicule : l’anticipation de la recharge sur une journée de tournée, l’écoconduite propre à l’électrique avec la récupération d’énergie au freinage, et la baisse d’autonomie en hiver. Former par vague de renouvellement donne de meilleurs résultats qu’une session globale organisée en amont pour tout le parc.
Étape 5 : mesurer la trajectoire et la corriger
Les indicateurs à suivre du premier au dernier véhicule
Un plan de transition se corrige tous les trimestres, à condition de disposer d’un tableau de bord court. Cinq indicateurs suffisent à piloter : la part de véhicules à faibles émissions dans les acquisitions de l’année rapportée à l’objectif réglementaire, le nombre de véhicules sortis par vague par rapport au calendrier prévu, le coût au kilomètre par motorisation, le taux d’utilisation des points de charge installés, et l’écart entre l’autonomie prévue et l’autonomie constatée sur les véhicules électriques en service.
Ce dernier indicateur est le plus utile pour ajuster les vagues suivantes : un écart systématique sur un modèle ou un site signale une hypothèse d’audit à revoir avant d’engager la commande suivante.
Émissions, taxe incitative et CSRD : un seul socle de données
Les mêmes données de flotte alimentent trois obligations distinctes : l’écart à l’objectif d’acquisitions de véhicules à faibles émissions, le suivi des émissions de CO2 des véhicules diesel et des autres motorisations du parc, et le reporting CSRD sur le volet mobilité. Construire trois collectes séparées revient à payer trois fois la même donnée et à produire des chiffres qui divergent d’un rapport à l’autre.
Un socle unique, alimenté par les kilomètres réellement parcourus et les consommations relevées véhicule par véhicule, sert les trois usages. C’est aussi lui qui permet de défendre le plan de transition devant une direction financière, avec des montants et non des intentions.
Comment Geotab aide à construire un plan de transition diesel
De l’audit d’électrification (EVSA) au calendrier de renouvellement
L’audit d’électrification s’appuie sur les distances réellement parcourues par chaque véhicule, analysées sur les douze derniers mois pour tenir compte des variations saisonnières. Il compare cet usage à l’autonomie réelle des véhicules électriques et permet de trier le parc selon les trois familles décrites à l’étape 1, avec pour chaque véhicule la contrainte qui le bloque le cas échéant. Sa sortie n’est pas une recommandation d’achat mais un calendrier, exploitable pour construire les vagues de renouvellement de l’étape 2. Le parcours d’électrification de la flotte décrit les étapes suivantes, de la commande des premiers véhicules au suivi des usages en exploitation.
Piloter une flotte mixte depuis une seule plateforme
MyGeotab suit les véhicules thermiques et électriques dans le même environnement : usages réels, coût au kilomètre par motorisation, état de charge, autonomie constatée et émissions du parc. Vous n’avez ni deux outils à maintenir pendant la cohabitation, ni deux jeux de chiffres à réconcilier au moment du reporting.
Le mouvement dépasse le marché français : 55 % des flottes européennes intègrent désormais des véhicules électriques et hybrides, selon une enquête menée auprès de 1 817 gestionnaires de flottes (Rapport 2026 sur les flottes connectées en Europe, Geotab).
Conclusion
Un plan de transition diesel n’est pas une décision d’achat, c’est un calendrier de sortie construit véhicule par véhicule sur des données d’usage réelles. Cartographier le parc, fixer les fenêtres de sortie, choisir l’énergie de remplacement usage par usage, piloter la flotte mixte, mesurer et corriger : les cinq étapes tiennent ensemble parce qu’elles s’appuient sur la même base de données.
Les entreprises qui subissent cette transition découvrent leurs contraintes au moment du renouvellement, quand le choix se réduit à commander ce qui est disponible. Celles qui la planifient arbitrent plusieurs années à l’avance, sur des montants qu’elles ont calculés.
Sources
- Arval Mobility Observatory, Bilan Marché 2026, immatriculations cumulées de janvier à juillet 2026.
- SDES, ministère de la Transition écologique, 40 millions de voitures en circulation en France au 1er janvier 2026, parc au 1er janvier 2026.
- Légifrance, Taxe annuelle incitative relative à l’acquisition de véhicules légers à faibles émissions, articles L. 421-132-1 à L. 421-132-6 du code des impositions sur les biens et services, en vigueur en 2026.
- Légifrance, Article L. 421-94 du code des impositions sur les biens et services, en vigueur en 2026.
- BOFiP, Instauration d’une taxe annuelle incitative relative à l’acquisition de véhicules légers à faibles émissions (loi n° 2025-127 du 14 février 2025 de finances pour 2025, art. 28), applicable depuis le 1er mars 2025.
- Ministère de la Transition écologique, Certificats qualité de l’air : Crit’Air, consulté en août 2026.
- Conseil constitutionnel, Décision n° 2026-903 DC, 21 mai 2026.
- Service-public.gouv.fr, Taxes sur l’affectation des véhicules de tourisme à des fins économiques, mise à jour du 21 février 2026.
- Avere-France, Baromètre juillet 2026 : un marché électrique plus mature, porté par les particuliers comme les entreprises, juillet 2026.
- Arval Mobility Observatory, Baromètre des Flottes et de la Mobilité 2026, mars 2026.
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Questions fréquentes
Aucune des deux réponses ne vaut pour l’ensemble du parc. La décision se prend véhicule par véhicule, en comparant le coût de conservation, qui inclut 650 € de taxe annuelle sur les émissions de polluants pour un Crit’Air 2 en 2026 et la perte de valeur résiduelle, au coût d’une sortie anticipée, qui inclut la valeur comptable restante et les éventuelles pénalités de restitution. Les véhicules à faible kilométrage et forte exposition réglementaire sont ceux pour lesquels l’attente coûte le plus cher.
La taxe annuelle incitative vise, depuis le 1er mars 2025, les entreprises qui disposent d’une flotte d’au moins 100 véhicules taxables. Elles doivent atteindre 18 % de véhicules légers à faibles émissions dans leurs acquisitions en 2026, sous peine d’une taxe de 4 000 € par véhicule manquant. L’objectif porte sur les acquisitions de l’année, pas sur la composition globale du parc, et le montant dû est nul lorsque l’objectif est atteint.
Ceux qui cumulent trois caractéristiques : une vignette Crit’Air qui les expose à une restriction de circulation sur leurs zones d’intervention, une échéance de contrat ou de fin d’amortissement proche, et un usage réel compatible avec un remplacement électrique. Ce croisement se fait à partir des données d’usage du parc, pas à partir du seul âge des véhicules.
Il permet de prolonger l’exploitation de certains véhicules diesel, sous réserve que le moteur soit homologué pour ce carburant et que le réseau d’avitaillement couvre les zones d’intervention. Le véhicule reste toutefois classé selon sa vignette Crit’Air d’origine et continue de compter comme un véhicule thermique au regard des objectifs d’acquisitions. C’est une passerelle sur un segment précis, pas une alternative au plan de transition.
La durée dépend de la structure du parc et des échéances de contrat, pas d’un calendrier théorique. Elle se déduit du nombre de vagues de renouvellement nécessaires pour traiter les véhicules électrifiables et les véhicules en attente, sachant qu’une part du parc restera thermique tant qu’aucune offre adaptée n’existe sur son segment. Un plan construit sur les fins de contrat réelles évite les sorties anticipées coûteuses.
En analysant les distances parcourues par chaque véhicule, avec la distance maximale sur une journée mesurée sur les douze derniers mois plutôt que la moyenne annuelle. C’est l’objet d’un audit d’électrification (EVSA), qui compare cet usage réel à l’autonomie disponible et au temps de stationnement pour rendre un verdict par véhicule. Les estimations déclaratives des conducteurs surévaluent presque toujours le besoin d’autonomie.
L'équipe de Geotab écrit sur les nouvelles de l'entreprise.
Table des matières
- Pourquoi la sortie du diesel est devenue une question de calendrier
- Étape 1 : cartographier le parc diesel avant toute décision
- Étape 2 : fixer la fenêtre de sortie de chaque véhicule
- Étape 3 : choisir l’énergie de remplacement usage par usage
- Étape 4 : piloter la période où la flotte est mixte
- Étape 5 : mesurer la trajectoire et la corriger
- Comment Geotab aide à construire un plan de transition diesel
- Conclusion
- Sources
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